Humeur

Le jour où j’ai appris que j’étais un zèbre

Difficile de commencer cet article après un titre aussi évocateur. Pourtant jusqu’à mercredi dernier, je vivais sans le savoir. Mais depuis, vous imaginez bien que tout se bouscule dans ma tête. Je comprends mieux pourquoi pendant mon enfance et surtout mon adolescence, je me suis sentie si différente des autres.

La découverte

Pour reprendre le contexte, j’ai pris rendez-vous avec celle qui a été mon déclic. Mon frère l’avait rencontré il y a un an. Je sais que plusieurs de ses amis l’ont également rencontré. C’est donc toute confiante qu’à mon tour, j’y allais pour éclaircir ma situation professionnelle et lui exposer mes questionnements et projets.

Le rendez-vous a commencé, par un échange au cours duquel, je lui ai exposé mon parcours avec mes formations et mes expériences professionnelles. Je lui ai aussi parlé de ma vie personnelle, de mon ressentie face aux derniers événements vécus. Je lui fais part de ma recherche d’emploi et des difficultés que je rencontre.

Elle m’écoute, sourit, puis finit par me dire, « Chloé, vous êtes brillante et intelligente et je vous assure que ce n’est pas le cas de tout le monde. Aujourd’hui, vous avez un projet professionnel, qui prend de la place et tant que vous ne vous lancerez pas, vous allez inconsciemment toujours faire capoter vos entretiens ».

Je suis restée sans voix.. Surprise de cette réponse mais j’allais l’être encore plus quand elle m’a demandé : « vous avez été détecté ? » Elle a repris le dossier de mon frère et m’a dit, je pense que votre papa était surdoué, votre frère l’est et vous aussi.

Je suis restée quelques secondes sans rien dire. J’ai rigolé un peu (les nerfs certainement) et je lui ai dit, ok je comprends mieux pourquoi je me sens si différente depuis 29 ans. J’avais déjà lu quelques articles à ce sujet, je m’étais retrouvée dans les traits de caractère mais personne n’avait mis de mot sur ce que je suis. Elle m’a dit qu’il était tant d’être enfin moi et de ne plus me cacher. Je n’avais pourtant pas cette impression-là.

Quand je suis sortie du rendez-vous, j’avais encore un peu de mal à comprendre tout ce qui s’était passé. J’ai ressenti pour une fois, une forme de fierté et mon estime de moi est remontée en flèche.

Je redécouvre mon passé

Avancer dans une société où l’on vous met dans des cases, alors que l’on est différente, ce n’est pas simple. Mais maintenant, je le sais et je compte bien en faire une force ! Je sais pourquoi je cogite tout le temps, je sais pourquoi je suis douée dans certains domaines et à contrario pas dans d’autres.

Petite, je me souviens que j’étais souvent à l’écart, j’avais du mal à me fondre dans un groupe, par contre j’étais hyper curieuse, j’adorais cuisiner, dessiner, faire des spectacles devant mon entourage et je parlais sans cesse.
Au collège, je n’en garde vraiment pas un bon souvenir. Elève moyenne, plutôt douée dans l’apprentissage des langues, élève appliquée et très intéressée par les arts plastiques, j’étais là encore seule souvent dans un coin à observer les autres.

Je me suis créé une carapace pour avancer

Je me suis souvent demandé ce que je faisais là, et encore maintenant il m’arrive de le penser. J’ai tâtonné côté études, mais j’ai toujours su retourner mes échecs pour en faire une force. Bac Technologique dans la mode, Bac Technologique Communication et Gestion des Ressources Humaines, Licence Sciences de l’information et de la Communication, une année en Nouvelle Zélande, puis diverses expériences dans la communication et une dans le commerce.

Les doutes et le mal-être m’ont rattrapée et chaque jour, je me demandais ce que je faisais là, quel sens cela pouvait avoir. Lors de mes entretiens par exemple, j’ai compris que ma soif d’apprendre était trop pesante/présente.

À 29 ans, c’est quand même un peu compliqué à encaisser. Vous comprenez certainement mieux pourquoi j’avais besoin de « digérer » avant de vous en parler. D’ailleurs, j’ai bien conscience « du choc », que ça va provoquer dans mon entourage. Ça ne changera rien pour vous, mais pour moi ce rendez-vous était le déclic dont j’avais besoin pour avancer et même plus encore avec ce diagnostic.

Je me reconnais désormais dans chaque mot que je lis sur les surdoués. Même si je trouve ce mot difficile.

Depuis mercredi, je lis des articles sur le sujet et je comprends ce que ça implique : un besoin d’apprentissage, de créativité, l’importance des valeurs humaines. Mon hypersensibilité ne doit plus être un frein, à moi d’en faire ce que je souhaite.
Je sais que comme d’autres, j’ai un rythme de travail qui fonctionne par cycle : avec des moments forts, très productifs, dynamiques en étant pleine d’énergie, de ressources, de motivation, puis des moments de baisse d’énergie avec un besoin de repos pour récupérer de la phase d’avant, où je n’ai plus envie de rien faire.

Pour terminer

Il n’y a pas d’âge pour apprendre à se connaître et c’est important dans un parcours de vie.

Merci Mme Pages pour ce moment d’échanges et je ne manquerai pas de vous informer de mon projet, dans les mois à venir.

Si vous souhaitez la contacter, rendez-vous sur son site internet. Elle est diplômée en coaching et développement personnel et sa méthodologie est basée sur 3 axes :
– la connaissance des métiers et des formations
– la méthodologie du changement
– la connaissance du monde professionnel et des techniques de recherches d’emploi

J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez des questions.

Edit : Non je n’ai pas fait de test de QI et la douance ne limite pas à cela. Renseignez-vous un peu sur le sujet plutôt que de m’attaquer par ici ou sur les réseaux sociaux. De plus, c’est un trait de la personnalité qui est héréditaire.

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3 Comments

  • Reply linemourey 6 octobre 2019 at 16 h 53 min

    Bonjour,

    J’ai lu votre billet humeur avec attention ! Cela fait un bien fou de mettre du sens sur ce qu’on vit ou ce qu’on a vécu. On se réapproprie son histoire, on comprend certaines choses qui nous échappait…

    Cependant, une chose m’échappe à la lecture… Avez vous été diagnostiqué par un psychologue ? La douance, pour être réellement et objectivement diagnostiquée, nécessite de faire un bilan WISC effectué par un psychologue (seuls habilités à faire passer ce test). Même si les surdoués peuvent avoir certaines caractéristiques communes et observables, il faut réaliser ce test pour le prouver. Ne connaissant pas votre histoire, je trouve cela délicat d’annoncer ce type de diagnostic à quelqu’un sans test scientifique au préalable…

    Je suis désolée pour mon commentaire. Néanmoins, cette coach devrait plutôt dire « Il semblerait que vous ayez des traits de surdoués et il serait bien de faire un test pour en être spur », plutôt que de l’affirmer comme cela…

  • Reply Virginie 7 novembre 2019 at 19 h 46 min

    Je suis d’accord avec le commentaire précédent, avant d’affirmer être surdouée, il faut au préalable passer une batterie d’examens certifiée. Votre article dépeint une facette de votre personnalité plutôt émotive et créative… tout comme beaucoup d’individus…

    PS : Il y a deux fautes d’orthographe dans l’article ;)

    • Reply Chloé 7 novembre 2019 at 21 h 00 min

      Il serait bien de se renseigner un peu avant de m’attaquer tout de suite..
      on peut l’être sans passer les fameux tests de QI ça ne se limite pas à ça…

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